Voici, j'ai donc trouvé ma patrie


Voici, j'ai donc trouvé ma patrie,
la terre où l'on écrit, sans faire
de faute, au-dessus de moi, mon nom,
si m'enterre bien qui m'enterre.

Ce sol me reçoit telle tirelire.
Car plus besoin (quelle misère)
de ces deux sous en vague ferraille
désaffectés depuis la guerre.

Ni de l'anneau de fer, gravé de
ces mots si beaux : monde nouveau,
droit, terre. C'est encor loi de guerre
et les anneaux d'or sont plus beaux.

Je suis resté seul pendant longtemps.
Puis, beaucoup sont venus à moi.
Tu es seul, m'ont-ils dit, bien que j'eusse
été avec eux avec joie.

Ainsi je fits et vécus, en vain,
Je peux le constater moi-même.
On s'est beaucoup amusé de moi
et ne sert à rien ma mort même.

Depuis que je vis, dans la tourmente
j'ai tenté de me tenir droit.
Quelle risée d'avoir fait moins tort
que le tort qu'on m'a fait à moi.

Beaux le printemps, l'été, et l'automne,
mais l'hiver est plus beau encor
pour qui ne petit plus espérer un
foyer que pour autrui, dès lors.


作者
尤若夫·阿蒂拉

译者
Rácz Judit

来源

https://www.babelmatrix.org/works/hu/J%C3%B3zsef_Attila-1905/Ime%2C_h%C3%A1t_megleltem_haz%C3%A1mat/fr/41028-Voici%2C_j_ai_donc_trouv%C3%A9_ma_patrie


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