Hölderlin


guettait curieux à travers les feuilles
des chênes antiques la maison de monsieur Goethe
qui vers cette heure prenait son café du matin
après le café s'est assis, prit un cigare et
camouflé clans
la fumée
échangeait des phrases magiques avec Faust
son seul véritable ami
mais maintenant it ne voit plus guère
quelques années qu'il souffre d'une singulière
maladie des objets coule une lumiére aveuglante
et sur ses paupières
le vent souffle des grains de sable et de quartz

avec moi il ne pourrait pareillement discuter
de rien it ne pourrait vraiment de rien
pensait-il jaloux
tandis que de sa poche gauche il retirait
un petit morceau de marbre et soufflait dessus
dis Empédocle
tu me vois comment
comme un fiancé
répondait le petit vieux
un bouquet de jasmin sur son costume noir
un pinceau souple à la main it applique
un mélange de jet d'eau argenté
sur les cils et sourcils de la fiancée
tu tu trompes Empédocle
des doigts rapides
font an crochet des gants de soie sur la main
du squelette et ornent l'oreille du nourrisson pleurant
à chaudes dorures mais en vain
un jour de grand vent nous commeçons, chargés
de jouets, à descendre
en volant comme
dans la bouteille la fumée
comme le jeune Crétois qui au-dessus des cornes
mortelles manqua le pas de la danse
dans ma cellule des miroirs de plomb
et leur lumière de rasoir
tranche l'artère verte de mes fleurs

Au-dessus de moi
sur le mur souillé des canaux
les minces caractères du malheur
de la dernière des cryptographies
non lus


作者
Judit Kemenczky

译者
Rácz Judit

来源

https://www.babelmatrix.org/works/hu/Kemenczky_Judit-1948/H%C3%B6lderlin/fr/40915-H%C3%B6lderlin


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