si je travaille tard dam la nuit et que je tente de mettre en ordre les
événements survenus clans la matinée et l'àprés-midi de mettre en
ordre mes pensées dispersées et revenir têtue à quelques morts
si entre-temps je bois du thé j'arrête le chauffage et j'ouvre pour
aérer si je découvre stir le mur de ma chambre au milieu des motifs
intermittents et géométriques les signes discernables du labyrinthe
si je ferme les yeux et
sur le mur intérieur de mes paupières se dessine le chemin sinueux
silencieux dans la nuit noire et la danse éreintée des
fugitifs
si dans le journal
d'un homme je tombe sur les pages de la défaite et du malheur sans
pareil si le ven ag i te un soleil couleur de feu et de tourbillon et de
dessous la rivière geéet une musique d'eau monte violoncelle à corps
de crevette violon de requlin et cors de corail accords du manque d'amour
si je reconnais
l e pèlerinage des mots clans le cœur des muets et je vois leur corps dessous
l es frêles vêtements qui rugit et
flamboie comme un lion à crinière lourde
que se terminera ce jour cette course à perdre raison sur l'argile tassé
1'aile et le battement de queue parer l'assaut des mouches et des vers
si au-dessus du précipice de mon lit béant vole un soled ailé
la main allume des lampes noires vis-á-vis la balance et clans le réceptade
d'argent le cœur immobile attend le jugement
si le gardien
de la loi se penche et hurle à most oreille : ici personne d'autre
n'a pu pénétrer car cette entrée à toi seule est réservée maintenant
je vais et je ferme
oui si dans le fond du sanctuaire la neige frappe mon visage
et un cri retentit depuis les toiles noircies et répond à mes pas
qui s'approchent
quand j'aurai taillé la flûte où to joueras et 1'appellerai
aruziét-le-perdant
si le double regard du clair et de l'obscur
soudain se fondent l'un daps l'autre
alors je baisse enfm le volet jaune et je danse, la plante
nue des pieds sur le carrelage de la cuisine et tout bas je
chantonne pour toi et pour moi :
manque ô manque
Lumière qui goûte les lévres d'une houle étrangese Toi que la
mémoire reniée imagine parmi les sculptures sculptées de sel et
de déchets marin sur les balustrades en pierre d'un théàtre en
ruine oú d'entre les fissures regarde un masque au front
démesuré un visage en deux
cassé où les menus oiseaux noirs de la mer effrangent des
tuniques de crin et de
soie toi qui par tes dons indivisibles te poses sur les paupières
meurtries et la bouche muette de l'Acteur et sur les figures
passionnées du temps qui déferle sur la paume retournée à
mon corps purifié par la peur rends à mon cœur indifferent
rends le léger parler du plaisir langage enfanté par les courants
des profondeurs par la toute-traîtrise et le tout-remord par les
multiples gestes du projeté du retombé au seul signe indulgent
de la main de la sybille qui brûle sur son trône de fer
PoemWiki 评分
暂无评论 写评论