Calcaire au cœur, dans le cerveau, les cartilages,
mais le savoir de soi toujours s'acquiert
jusqu'à ce que la mer qui fuit devant l'hiver
me laisse parmi crevettes et coquillages
pétrifiés dans la mort.
Le faciès vieillissant est rideau de chiffons
qui couvre le jeune visage.
L'âme devrait lutter, s'il n'est plus de raisons,
s'il n'est qu'ombres sur le rivage,
et que l'humus n'a pas de plantes à nourrir ?
Le vent éparpille des lambeaux de temps,
l'eau bout dans le chaudron hors-temps,
dedans cuisent la fraîche cervelle et le sang,
cependant que les anges au visage d'argent,
sévères et sans sexe, me châtrent.
Devrais-je être comme le suicidaire,
le lâche prestidigitateur qui
ne tua jamais une mouche,
et, pendant qu'il fait fondre des cachets dans son verre,
sait qu'il n'ouvrira pas la bouche ?
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