En soi toute vieillesse déjà est un ignoble exil,
Nul besoin de pénible voyage sur mer ou à pied
Emportant Ioin de tout ce qui dispensa plaisir de vivre:
Le Temps suffit à lui tout seul à te pousser à l'exil!
Toi, grossier Mortel, tel un césar à l'espirit dérangé,
Tu ériges des arcs d'horreur empilant des os humains.
Mais une lettre emplie de vils et lâches repentirs,
N'en espère pas de moi: je n'ai que mépris pour ta cour.
N'eus-je jamais de lauriers? Sont-ce eux qui tremblent sur les plains
Lointaines – ton message qui dit: to les flétris de ta main?
Ou bien, prophète à lui-même se survivant, entendrais-je
d'avance le vent ricaner sur ma tombe piétinée?
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