GiovedìCikos Ibolja 译

JeudiRobert Sabatier 译


A New – York, in un piccolo albergo,
C'est à New York dans un hôtel sordide
T si legò un cappio al collo,
Que Monsieur T. se cravata de chanvre.
chi da tanti anni vaga senza patria
Quand fuient les ans, un homme sans racines
per quanto può vagar' ancora?
Peut-il poursuivre une éternelle errance ?

A Praga, un esiliato in patria,
J. M. à Prague aussi se détruisit
J M mise fine alla sua vita.
Car sa patrie abritait son exil.
Da oltre un anno neanche P R scrive,
Depuis un an, R. P., muet aussi
forse morto, riposa sotto le radici morte.
Doit être mort sous de mortes racines.

Era un poeta, emigrò in Spagna,
Il fut poète. Il partit pour l'Espagne
gli occhi velati dalla tristezza,
Les yeux voilés d'un douloureux brouillard.
chi è prigioniero è alla libertà anela,
Qui est poète et libre se proclame
può mai gridare davanti un coltello che sfavilla?
Peut-il crier quand brille le poignard ?

Se strada sua è terminata;
Peut-il crier seul face à l'infini
davanti all'infinito a gridare come fa,
Quand du chemin se limite l'espace ?
incatenato e senza patria
L'homme enchaîné, l'exilé, le proscrit
può rivendicare la propria vita?
Peut-il crier pour implorer se grâce ?

Quando l'agnello feroce diventa,
Lorsque l'agneau trouve le goût de mordre,
e la tortora di carne cruda si ciba,
Que la colombe a faim de viandes rouges,
quando sulla strada il serpe fischia,
Quand le serpent siffle parmi les roches
e ululando il vento soffiar' comincia.
Et qu'en écho le vent hulule et souffle ?

1939


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