Le soleil faisait luire…

À Charles de Bordeu

Le soleil faisait luire l’eau du puits dans le verre.
Les pierres de la ferme étaient cassées et vieilles,
et les montagnes bleues avaient des lignes douces
comme l’humidité qui luisait dans la mousse.
La rivière était noire et les racines d’arbres
étaient noires et tordues sur les bords qu’elle râpe.
On fauchait au soleil où les herbes bougeaient,
et le chien, timide et pauvre, par devoir aboyait.
La vie existait. Un paysan disait de gros mots
à une mendiante volant des haricots.
Les morceaux de forêt étaient des pierres noires.
Il sortait des jardins l’odeur tiède des poires.
La terre était pareille aux faucheuses de foin.
La cloche de l’église toussait au loin.
Et le ciel était bleu et blanc, et, dans la paille,
on entendait se taire le vol lourd des cailles.


作者
弗朗西斯·雅姆

来源

《De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir》(1921版);https://fr.wikisource.org/wiki/De_l%E2%80%99Ang%C3%A9lus_de_l%E2%80%99aube_%C3%A0_l%E2%80%99Ang%C3%A9lus_du_soir/Le_soleil_faisait_luire


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