Je suis une fille maigre
Et j’ai de beaux os.
J’ai pour eux des soins attentifs
Et d’étranges pitiés
Je les polis sans cesse
Comme de vieux métaux.
Les bijoux et les fleurs
Sont hors de saison.
Un jour je saisirai mon amant
Pour m’en faire un reliquaire d’argent.
Je me pendrai
À la place de son cœur absent.
Espace comblé,
Quel est soudain en toi cet hôte sans fièvre?
Tu marches
Tu remues;
Chacun de tes gestes
Pare d’effroi la mort enclose.
Je reçois ton tremblement
Comme un don.
Et parfois
En ta poitrine, fixée,
J’entrouvre
Mes prunelles liquides
Et bougent
Comme une eau verte
Des songes bizarres et enfantins.
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