1. Hexametri
1. Hexamètre
Kopni već kašasti sneg, sa limenih krovova kaplje,
De la neige mouillée a sonné le retrait.
topi se led potamneli, zamire, nestaje tako,
Les gouttelettes,
klokoće voda, žubori, ka jarku beži, buja.
Seulettes,
Diže se magla laka, zadrhti visina na to,
Tombent de la gouttière en tôle. Et disparaît,
s blagom čežnjom rumen navlači košulju zori.
Et se réduit… la glace noire, la grisaille,
Qui partout s’entassait. l’eau jaillit, l’eau tressaille,
Vidiš kako te nežno, očinski volim, Flora!
Coule aux caniveaux, souplement,
Ti si mi sa srca odvila, u doba topljenja mekog,
Déborde en gazouillant.
korotu kao sa rane zavoj – ponovo bridim.
Une sérénité s’élève, évanescente,
Kliče imena tvog struja večna, svetlost čarobna, lomna,
Et fait vibrer les célestes hauteurs,
s užasom shvatam, dršćem: sve do sad živeh bez tebe.
L’âme contente,
Les cœurs.
2. Tajanstva
Un désir pur dépose,
Sur l’enchantement matinal, son voile rose.
Kad pevaju tajanstva
na straži bdim sa smeškom.
Craintif est mon amour, Flora. Convalescent.
Dala si mi dostojanstva
Dans ce dégel disert, tu peux en être sûre,
viteško ruho teško.
Comme on défait le pansement
Qui couvrait la blessure,
Vetar i voda zbore,
Tu réduisis le deuil que mon cœur abhorrait.
rumeniš s reči gole.
Je pétille à nouveau! Qui, pourtant, le croirait?
Srce i oči gore,
Mon âme en est émue.
samo za tebe mole.
De ton nom éternel m’interpelle la crue,
Splendeur au charme si fragile. Et je frémis
I ja sad pesmu pišem:
D’avoir vécu sans toi comme au fin fond d’un puits.
jer volim te sa smeškom,
daj mi da lakše dišem
2. Mystères
i nosim to ruho teško.
Lorsque résonnent les mystères impalpables,
3. Dve milijarde
Je sais monter la garde ainsi que dans les fables.
De par ta volonté,
Dve milijardde ljudi me veže
Je porte le carcan de la fidélité.
da im budem životinja verna.
Al΄ od njih ka blagom jugu beže
L’œil devise et le cœur s’anime.
dobrota i osećanja smerna.
Pour toi seule, inlassablement.
Ne mogu im biti veran, s počašću
La brise parle et l’eau s’exprime.
da pazim, ko lekar ampulu sa strašću,
Tu rougiras en comprenant.
njihov svet, predaću se samovlašću
ako me ne spaseš, ljubavi verna.
Pour ma modeste part, j’écris ma mélodie.
Puisque déjà je t’aime, allège, ô tendre amie,
Potrebna si mi kao zemlja seljaku,
Dans ta grande bonté,
ko čisto sunce i blage kiše,
L’appareil écrasant de la fidélité.
potrebna si mi ko sunce maku
da procveta i zamiriše.
3. Déjà deux milliards
Potrebna si mi ko što treba masi
kad prkosno drhte siromasi
Déjà l’on me ficèle.
jer im patnja radost ne oglasi,
Ils sont deux milliards. Ils le font avec zèle.
rad, hleb, sloboda i reč što dobrotom odiše.
Mais la belle beauté, mais le doux sentiment,
S’envolent vers le sud, fuient leur monde à présent.
Potrebna si mi, Floro, ko selu
Ce monde, je ne puis le baigner de lumière
struja, kuće, čkola, bunari;
Tel un docteur levant l’éprouvette légère.
ko igračka za decu neveselu,
Je fléchis, mon amour, si tu ne m’aides pas.
ko što su željni saznanja buntari.
Sans toi, je ne suis rien. Et je baisse les bras.
Kao uzor, poštenje za bedu,
kao za ovu buduću pobedu
Je te veux tout entière.
društva, um i svetlost da je povedu,
Comme le paysan a besoin de sa terre,
um, koji će sebe da ostvari.
De la tranquille pluie ou du soleil ardent.
Comme la plante veut le vert à tout instant,
4. ...
Pour bâtir son feuillage, ou la rebelle masse
Qui frémit de colère en découvrant l’impasse.
5. Budi slavna!
Sa peine ne lui vaut ni liberté ni pain,
Ni bonne parole ou travail. Ni lendemain.
Većnisam podoban menama,
duša je označena stenama
Tout comme la campagne
otkada, opsednut senama,
Vit d’électricité, tu le sais, ô compagne,
otkrih ja Floru međ ženama.
D’écoles et de puits, de pierre et de maisons…
De même que l’enfant vit de protections
Ona je na poljima rosa,
Et de jeux, l’ouvrier, de conscience humaine,
pouzdanost, snaga prkosa,
Le pauvre, d’un modèle où la vertu l’entraîne…
zmije gazi noga joj bosa,
Le fil enchevêtré de la société
patnje im blaži njena kosa.
Veut pour guide l’esprit, cette grande clarté.
Ukus će bistroj vodi dati,
4. Zèle
ukusu usta žrtvovati,
kada me gone kući me zvati,
Si mon amour et si mon zèle allaient de pair,
očima ždrebe zauzdati.
Si les humains, cette famille en guerre,
Voulaient enfin se réunir,
Ona je dokaz mojih slasti
Mon cœur, docilement, chercherait l’élixir
i dići će me do počasti;
De jeunesse éternelle.
od ništavila i propasti
Quand dans le rouge, une branche verdit,
reč ljubavi mene će spasti.
Signe d’adieu, je suis lourd, mais léger d’esprit.
Et cherche de plus belle
Poletu mom si dala krila,
Cet élixir de jeunesse éternelle.
bezumlje moje utolila,
Plus d’un savant bavard glosera tout l’été.
ljubavlju si me umorila,
Les gens de cœur seront de mon côté.
svemira mog si nebo bila, –
Pourtant je chercherai, mon espoir fût-il frêle,
Cet élixir de jeunesse éternelle.
pa budi hvaljena i slavna,
voli me za doba buduća i davna,
5. Que tu sois pesée
nijedan nek ti ne bude ravna,
uvek me procenii, o ti, blagodarna!
Mon âme était maison sur un vague terrain.
Mais elle se bâtit, se fait belle ô combien!
J’ai rencontré Flora dans mes jours les plus sombres.
Je souffrais. J’étais las de serrer des ombres.
Elles est une rosée offerte à tous les champs.
Elle est la certitude en cette vie atone.
Dès que Flora sourit, tout souci m’abandonne.
Elle écrase du pied mes odieux serpents.
Elle donne du goût à l’eau pure elle-même.
Elle donne sa bouche à la saveur suprême
Et lorsqu’on me combat me rappelle soudain.
Dans les yeux de Flora broute un jeune poulain.
Elle est le document qui permet à la Grâce
De refouler bien loin l’anéantissement.
Et l’esprit qui s’émeut fait obstacle au néant
Que mon amour craintif en un procès menace.
J’étais, jusqu’à ce jour, un homme courageux.
Tu me fis téméraire et je m’en porte mieux.
Quand tu ne m’aimais pas, le sort t’était hostile.
Te voici l’univers de ma céleste idylle.
Aime-moi tous les jours. Indéfectiblement.
Sois louée, admirable Flora, sois prisée.
Partout, à tout moment, sois finement pesée.
Pour être irremplaçable aux yeux de ton amant.
1937. Février