Tájkép magammalLászló Nagy

Paysage avec moi-mêmeGorilovics Tivadar 译


Tengerbe bukott napvilágtól
A ce soleil qui plonge dans la mer,

búcsúzkodok, lépnék utána:
Je dis adieu, prêt à suivre son sort,

hideg tajtékon holtan táncol
Et la jeunesse et la joie de mon cœur

szívem öröme, ifjusága.
Sur la froide écume dansent leur mort.

Végső ez a stáció, végső,
Cette station est le dernier voyage.

ne lessetek, nagy vízhez értem,
Laissez-moi, je viens près des grandes eaux,

eddig elértem –, világ-sértő
J'ai poussé jusque-là; tout mon visage

arcom ezt jelzi mészfehéren!
L'annonce, offusquant, blanc comme la chaux.

Legyek csak árva. Rám a mocsok
Mieux vaut rester orphelin. Et la crasse

tündökölhet, hogy megigézzen,
A beau briller, vouloir m'ensorceler,

ellene fürdök, itt pancsolok
Je me baigne contre elle, je la chasse

rettegve a végzet vizében.
Dans les eaux du destin, épouvanté.

Visszaköpöm a halál ízét,
Et le goût de la mort je le recrache,

amit a habok dobálnak számba,
Lui que les flots m'envoient à la figure.

dolgom: el ne moccanjak innét,
Ne pas bouger d'ici, voilà ma tâche,

legyek élet s halál határa.
Entre vie et mort frontière qui dure.

Hátamnál dombok: néhány emlék
Derrière moi, tout mon bien, des collines:

búbosodik, ennyi a kincsem,
Quelques souvenirs qui font le gros dos,

még nem hűltek le, – mint kemencék
En moi pas encor froids; pour mon échine,

melegítik fázó gerincem.
Ce sont des cheminées qui soufflent chaud.


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