Nádas tavonJános Vajda

Sur le lacGorilovics Tivadar 译


Fönn az égen ragyogó nap.
Là-haut dans le ciel un soleil radieux.
 Csillanó tükrén a tónak,

 Mint az árnyék, leng a csónak.
Le lac, un miroir, scintille joyeux
Mint az árnyék, olyan halkan,

 Észrevétlen, mondhatatlan
Et le canot flotte, une ombre on dirait,
 Andalító hangulatban.

A vad alszik a berekben.
Flotte comme une ombre tout doucement,
 Fegyveremmel az ölemben

 Ringatózom önfeledten.
Dans une atmosphère de bercement
Nézem ezt a szép világot.

 Mennyi bűbáj, mily talányok!
Presque indicible et presque de secret.
 Mind, amit körültem látok.

Nap alattam, nap fölöttem,
Le fauve doit dormir dans le taillis.
 Aranyos, tüzes felhőben,

 Lenn a fénylő víztükörben.
Moi sur mes genoux je tiens mon fusil
Itt az ég a földet éri.

 Tán szerelme csókját kéri...
Et je me balance et je m'abandonne.
 Minden oly csodás, tündéri.

Mi megyünk-e vagy a felhő,
Je vois alentour ce monde splendide.
 Vagy a lenge déli szellő,

 A szelíden rám lehellő?
Que d'enchantements je vois, que d'énigmes
Gondolatom messze téved

 Kék ürén a semmiségnek.
Dans toutes ces choses qui m'environnent!
 Földi élet, hol a réved?

Szélei nádligeteknek
Au-dessous de moi, au-dessus de moi,
 Tünedeznek, megjelennek.

 Képe a forgó jelennek...
Dans un nuage le soleil flamboie,
Most a nap megáll az égen,

 Dicsőség fényözönében,
Ici sur la surface qui reluit.
 Csöndessége fönségében.

S minden olyan mozdulatlan...
Là le ciel touche à la terre et c'est pour
 Mult, jövendő tán együtt van

 Ebben az egy pillanatban?
Demander un baiser à son amour.
A levegő meg se lebben,

 Minden alszik... és a lelkem
Et tout est merveille et tout est féerie.
 Ring egy méla sejtelemben:

Hátha minden e világon,
Est-ce nous qui passons ou le nuage?
 Földi életem, halálom

 Csak mese, csalódás, álom?...
Ou la brise du sud sur mon visage

Qui vient légère et me caresse encore?

Ma pensée va, s'aventure trop loin

Dans le vide bleu du néant qui point.

O vie terrestre, où se trouve ton port?

Les bords des endroits couverts de roseaux,

Apparaissant, disparaissant bientôt,

Sont une image du présent qui change.

Le soleil arrête sa trajectoire

Dans les flots de lumière de sa gloire,

La majesté d'un calme sans mélange.

Tout est ici tellement arrêté...

Qui sait si l'avenir, si le passé

Ne sont pas un dans cet unique instant?

Il n'y a pas un seul frisson dans l'air

Et tout sommeille et mon âme se berce

Dans le flou d'un triste pressentiment:

Si tout, parmi ce monde où me voici,

Ma vie d'ici-bas et ma mort aussi

N'étaient qu'une fable, n'étaient qu'un réve?...


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