Vivre sa vie bénie du cœur
et le soleil, et les frayeurs,
la procréation, la naissance
vivre c'est peu pour l'homme :
it faut mâcher cette existence !
comme l'homme sans cesse a faim,
son remède : chagrin contre chagrin,
et l'homme infiniment conçoit
des mondes dans ce monde-là
gonflé de tant de peines déjà,
une mince ligne toujours au-delà,
et il conçoit de lui-même : qu'il est,
et conçoit aussi : n'être pas.
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