D'un cavalier qui jadis s'est perdu,
Vak ügetését hallani
C'est le galop aveugle qu'on entend.
Eltévedt, hajdani lovasnak,
L'âme enchaînée des sylves abattues
Volt erdők és ó-nádasok
Et des roseaux séculaires s'alarment.
Láncolt lelkei riadoznak.
Et les fourrés profonds des temps anciens
Hol foltokban imitt-amott
Ne sont ici que des lambeaux épars,
Ős sűrűből bozót rekedt meg,
Mais on y voit reprendre vie soudain
Most hirtelen téli mesék
Les spectres blancs des légendes d'hiver.
Rémei kielevenednek.
Là le hallier, et là-bas les taillis,
Itt van a sűrű, a bozót,
Et là le chant d'autrefois, étouffé,
Itt van a régi, tompa nóta,
Qui, sous la glace et le froid se tapit
Mely a süket ködben lapult
Depuis que ne sont plus nos fiers aïeux.
Vitéz, bús nagyapáink óta.
Chez nous l'automne est envahi de spectres:
Kísértetes nálunk az Ősz
La guerre a pris tant de nos meilleurs fils!
S fogyatkozott számú az ember:
Sur les prairies que les collines cernent,
S a dombkerítéses sikon
Novembre marche en pelisse de brume.
Köd-gubában jár a November.
Et tout à coup la plaine nue se couvre
Erdővel, náddal pőre sík
Comme autrefois de joncs et de forêts.
Benőtteti hirtelen, újra
Des siècles morts, la fine pluie s'entrouvre
Novemberes, ködös magát
Et donne asile à son grand corps glacé.
Mult századok ködébe bújva.
Tout est sueur de sang, climat secret,
Csupa vérzés, csupa titok,
Air oppressant, pesanteur des ancêtres;
Csupa nyomások, csupa ősök,
Partout les bois et partout les marais
Csupa erdők és nádasok,
Et les déments qui régnèrent jadis.
Csupa hajdani eszelősök.
Un voyageur d'autrefois, égaré,
Hajdani, eltévedt utas
Fraie son chemin dans les lianes neuves.
Vág neki új hináru utnak,
Ni jour ni feux ne viennent l'éclairer.
De nincsen fény, nincs lámpa-láng
Sourds, les hameaux. Tout est refus, absence,
És hírük sincsen a faluknak.
Sommeil torpide où les gisants frissonnent
Alusznak némán a faluk,
quand dans leur rêve, au fond du vieux passé,
Multat álmodván dideregve
Ils voient jaillir, des bois brumeux d'automne,
S a köd-bozótból kirohan
Des loups, des ours, des buffles forcenés.
Ordas, bölény s nagymérgü medve.
D'un cavalier qui, jadis, s'est perdu,
Vak ügetését hallani
C'est le galop aveugle qu'on entend.
Hajdani, eltévedt lovasnak,
L'âme enchaînée des sylves abattues
Volt erdők és ó-nádasok
Et les roseaux séculaires s'alarment.
Láncolt lelkei riadoznak.
1918