Az eltévedt lovas翁德雷·厄岱

Le cavalier égaréMichel Manoll 译


Vak ügetését hallani
D'un cavalier qui jadis s'est perdu,
Eltévedt, hajdani lovasnak,
C'est le galop aveugle qu'on entend.
Volt erdők és ó-nádasok
L'âme enchaînée des sylves abattues
Láncolt lelkei riadoznak.
Et des roseaux séculaires s'alarment.

Hol foltokban imitt-amott
Et les fourrés profonds des temps anciens
Ős sűrűből bozót rekedt meg,
Ne sont ici que des lambeaux épars,
Most hirtelen téli mesék
Mais on y voit reprendre vie soudain
Rémei kielevenednek.
Les spectres blancs des légendes d'hiver.

Itt van a sűrű, a bozót,
Là le hallier, et là-bas les taillis,
Itt van a régi, tompa nóta,
Et là le chant d'autrefois, étouffé,
Mely a süket ködben lapult
Qui, sous la glace et le froid se tapit
Vitéz, bús nagyapáink óta.
Depuis que ne sont plus nos fiers aïeux.

Kísértetes nálunk az Ősz
Chez nous l'automne est envahi de spectres:
S fogyatkozott számú az ember:
La guerre a pris tant de nos meilleurs fils!
S a dombkerítéses sikon
Sur les prairies que les collines cernent,
Köd-gubában jár a November.
Novembre marche en pelisse de brume.

Erdővel, náddal pőre sík
Et tout à coup la plaine nue se couvre
Benőtteti hirtelen, újra
Comme autrefois de joncs et de forêts.
Novemberes, ködös magát
Des siècles morts, la fine pluie s'entrouvre
Mult századok ködébe bújva.
Et donne asile à son grand corps glacé.

Csupa vérzés, csupa titok,
Tout est sueur de sang, climat secret,
Csupa nyomások, csupa ősök,
Air oppressant, pesanteur des ancêtres;
Csupa erdők és nádasok,
Partout les bois et partout les marais
Csupa hajdani eszelősök.
Et les déments qui régnèrent jadis.

Hajdani, eltévedt utas
Un voyageur d'autrefois, égaré,
Vág neki új hináru utnak,
Fraie son chemin dans les lianes neuves.
De nincsen fény, nincs lámpa-láng
Ni jour ni feux ne viennent l'éclairer.
És hírük sincsen a faluknak.
Sourds, les hameaux. Tout est refus, absence,

Alusznak némán a faluk,
Sommeil torpide où les gisants frissonnent
Multat álmodván dideregve
quand dans leur rêve, au fond du vieux passé,
S a köd-bozótból kirohan
Ils voient jaillir, des bois brumeux d'automne,
Ordas, bölény s nagymérgü medve.
Des loups, des ours, des buffles forcenés.

Vak ügetését hallani
D'un cavalier qui, jadis, s'est perdu,
Hajdani, eltévedt lovasnak,
C'est le galop aveugle qu'on entend.
Volt erdők és ó-nádasok
L'âme enchaînée des sylves abattues
Láncolt lelkei riadoznak.
Et les roseaux séculaires s'alarment.

1918


添加译本