L’Alchimiste


Satan, notre meg, a dit
Aux rupins embrassés des rombières :
 » Icicaille est le vrai paradis
 » Dont les sources nous désaltèrent.

 » La vallace couleur du ciel
 » Y lèche le long des allées
 » Le pavot chimérique et le bel
 » Iris, et les fleurs azalées.

 » La douleur, et sa soeur l’Amour,
 » La luxure aux chemises noires
 » Y préparent pour vous, loin du jour,
 » Leurs poisons les plus doux à boire.

 » Et tandis qu’aux portes de fer
 » Se heurte la jeune espérance,
 » Une harpe dessine dans l’air
 » Le contour secret du silence. «

Ainsi (à voix basse) parla
Le sorcier subtil du Grand Oeuvre,
Et Lilith souriait, dont les bras
Sont plus frais que la peau des couleuvres.


作者
保尔-让·图莱

来源

Paul-Jean Toulet, Chansons — https://www.poetica.fr/poeme-1839/paul-jean-toulet-alchimiste/


报错/编辑
  1. 初次上传:李大侠
添加诗作
其他版本
添加译本

PoemWiki 评分

暂无评分
轻点评分 ⇨
  1. 暂无评论    写评论