Le Rendez-vous solitaire


Emprunte aux oiseaux leur auberge
Au feuillage d’ardoise tendre !
Loin des fatigues, ma cycliste,
Qui t’épanouis sur nos berges,
Future fleur comme Narcisse,

Tu sembles toi-même t’attendre !
Mais pour que nul gêneur ne vienne
Je nomme la Marne gardienne,
Ô peu chaste, de tes appâts.
La Marne fera les cent pas.

Si son eau douce va semblant
Plus douce et plus chaste que d’autres,
Ses désirs pourtant sont les nôtres :
Voir bouillir à l’heure du thé
Que l’on prend en pantalon blanc,

Au soleil, ta virginité !


作者
雷蒙·拉迪盖

来源

Raymond Radiguet, Les Joues en feu suivi de Devoirs de vacances, Bibliothèque électronique du Québec, Les joues en feu (1925), p. 25


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