A ta surface glissent les cygnes,
les barques,
l’angoisse d’être mortel
Là-haut le ciel
joue en virtuose
avec sa palette de gris
Sur un banc vert
ma fillette et mes hivers
terrassés par son émerveillement
Si la vie a un visage
c’est celui d’une innocente
qui sans qu’on le sente
ressuscite
la fluidité des heures
sur le lac intemporel
où le vent léger
s’efforce de creuser
une vieillesse éphémère
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