Rubans


L’alarme matérielle où, sans excuse, apparaît la douleur future.

C’est bien: presque insensible. C’est un signe de plus de dignité.

Aucun étonnement, une femme ou un gracieux enfant de toile fine et de paille, idées de grandeur, Leurs yeux se sont levés plus tôt que le soleil.

* * * * *
Les sacrifiés font un geste qui ne dit rien parmi la dentelle de tous les autres gestes, imaginaires, à cinq ou six, vers le lieu de repos où il n’y a personne.

Constaté qu’ils se sont réfugiés dans les branches nues d’une politesse désespérée, d’une couronne taillée à coups de vent.

Prendre, cordes de la vie. Pouviez-vous prendre plus de libertés?

* * * * *
De petits instruments,

Et les mains qui pétrissent un ballon pour le faire éclater, pour que le sang de l’homme lui jaillisse au visage.

Et les ailes qui sont attachées comme la terre et la mer.


作者
保尔·艾吕雅

来源

Paul Eluard, Capitale de la douleur, Répétitions, 1926 — https://www.poetica.fr/poeme-7767/paul-eluard-rubans/


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