Denise disait aux merveilles :


Le soir traînait des hirondelles. Les hiboux
Partageaient le soleil et pesaient sur la terre
Comme les pas jamais lassés d’un solitaire
Plus pâle que nature et dormant tout debout.

Le soir traînait des armes blanches sur nos têtes.
Le courage brûlait les femmes parmi nous,
Elles pleuraient, elles criaient comme des bêtes,
Les hommes inquiets s’étaient mis à genoux.

Le soir, un rien, une hirondelle qui dépasse,
Un peu de vent, les feuilles qui ne tombent plus,
Un beau détail, un sortilège sans vertus
Pour un regard qui n’a jamais compris l’espace.


作者
保尔·艾吕雅

来源

Paul Eluard, Capitale de la douleur, Mourir de na pas mourir, 1926 — https://www.poetica.fr/poeme-7875/paul-eluard-denise-disait-aux-merveilles/


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