De l’air!Jean Rousselot 译

¡Aire!Jamís, Fayad 译


Ce qui me tourmentait, marchant vers ma maison,
¿Pero quién me prohibe hablar de mis tormentos
Qui m’empêcherait de le dire?
mientras iba a mi hogar?
La tiède obscurité tombait sur le gazon,
Como un suave rocío descendía en el césped
On eût dit du velours liquide,
la tibia oscuridad
Et sous mes pieds voici, plein d’un geignement doux,
y las delgadas hojas, debajo de mis plantas,
Comme en ont les enfants qu’on a roués de coups,
como niños golpeados, murmurando en voz baja,
Le tournoi des feuilles livides.
giraban sin cesar.

Las malezas espiaban en cuclillas, al mismo
Et puis, guetteurs en rond, voilà les noirs bosquets;
borde de la ciudad.
On est aux abords de la ville.
El viento del otoño se tambaleaba, lento.
Prudent, le vent boiteux d’automne a bifurqué
La tierra, en su humedad,
Et, sous les réverbères, brille
recelosa acechaba los despiertos faroles.
Comme un œil soupçonneux, le terreau retourné.
Cerca de mi camino graznó un pato salvaje
Mais un canard s’est mis près de moi à corner,
echándose a volar.
Tiré de son sommeil tranquille.
Pensé: si alguien me ataca, cómo pues defenderme

en esta soledad.
Dans ce désert, me suis-je dit, si l’on savait,
Y un hombre en ese instante apareció en el verde,
On pourrait m’attaquer à l’aise!
mas no dejó de andar.
Précisément, voici quelqu’un! Mais ce n’était
Vi como se alejaba. Él podría robarme
Qu’un passant. Il passe et me laisse.
pues ni siquiera tengo ganas de defenderme:
Je le regarde qui s’éloigne. Il pourrait bien
¡mi miseria es total!
Me voler, me frapper! je ne lutterais point:
Pueden tomar en cuenta lo que he telefoneado
Trop grande est, ce soir, ma détresse.
y a quién, cuándo y por qué,

y consignar en actas mi suenos, con los nombres
Ce que j’ai dit au téléphone – à qui? pourquoi? –
de aquellos que los ven.
Qu’à leur guise ils le vérifient!
No me imagino cuándo hallarán un motivo
De tout ce que je rêve et qu’on rêve avec moi,
No me imagino cuándo hallarán un motivo
Qu’ils fassent un dossier perfide!
mi derecho de ser.
Savoir quand vous aurez groupé suffisamment
Y en este país mío las frágiles aldeas
De preuves, de motifs, dans ce beau document
(mi madre nació allí)
Qui viole les droits de ma vie!
se cayeron del árbol viviente del derecho

como estas hojas, y
Car dans tout le pays les villages mourants
si la arrugada mala suerte las pisotea,
– Dans l’un d’entre eux naquit ma mère –
cada una rechina gritando su miseria
Sont là, pour entourer l’arbre du droit vivant,
y al polvo va a morir.
Telles ces feuilles éphémères,
Yo así no imaginaba el orden. Tal no era
Ces feuilles qu’on écrase – Oui, ce sort est le leur!
de mi alma el anhelar.
Mais de bruire, aussi, pour dire leur malheur
No pensé que la vida pudiera ser tan fácil
Avant de finir en poussière!
para el astuto, ¡ay!

Ni creí que la gente votara, cabizbaja,
Ce que vous appelez l’ordre, je m’y sens mal,
con terror, para luego reir sin freno cuando
Cet ordre-là, je le refuse,
la cena funeral.
De même que la vie confortable où s’installe
No era así como yo me imaginaba el orden.
Celui qui a un peu d’astuce.
A pesar de que a mí
Je ne veux pas d’un peuple qui tremble en votant,
me golpeaban tanto –sin yo saber por qué–
Qui mijote, l’œil bas, des avis de Normand
cuando era un pequeñín,
Et qu’un repas funèbre amuse.
y una buena palabra me hubiera hecho más dócil.

Mi madre estaba lejos y mis parientes eran
L’ordre que vous prêchez n’est pas l’ordre pour moi!
tan ajenos, ¡oh, sí!
Déjà, je ne pouvais comprendre,
He crecido. En mis dientes una materia extrana
Etant enfant, pourquoi l’on me battait, pourquoi
el tiempo acumuló
– Quand, pour une parole tendre,
y en el pecho la muerte. Pero tengo derechos
Je me serais jeté de bon cœur dans le feu –
y todavía no soy
Mais seulement que j’étais seul et malheureux,
y en el pecho la muerte. Pero tengo derechos
Et maman trop loin pour m’entendre.
y todavía no soy

no es tan caro que calle aun a sabiendas de
Mais aujourd’hui je suis un homme. Un métal froid
¡que no soy libre, no!
A recouvert mes dents mauvaises,
¡Mi verdadero jefe guía en mí, dentro! Somos
Comme la mort mon cœur… Mais il y a mon droit!
conciencia, humanidad,
Et n’étant pas encore glaise,
y no fieras. Si el pecho madura los anhelos
Ou cendre, ou pur esprit, je ne saurais trouver
nunca lo archivarán.
De valeur à ma peau, s’il faut pour la sauver,
¡Ven a mí, libertad, ven a parir el orden,
Que je me soumette et me taise.
y a tu hijo hermoso y grave enséñale a las buenas

y déjale jugar!
Ma conscience est mon seul maître! Sommes-nous
Hommes, ou bien bêtes sauvages?
Nous avons un cerveau! Un cœur dont chaque coup
De tout dossier brise la cage!
Arrive, Liberté! Enfante l’ordre vrai!
Que ta bonté l’enseigne! Et laisse ensuite, en paix,
Jouer ton enfant bel et grave!


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