TrabajadoresJamís, Fayad 译

OuvriersJean-Paul Faucher 译


Se agitan los imperios capitalistas. Muévense.
Magnats du capital, cruauté sans seconde!
Les rechinan los dientes desmembrando al planeta.
Faisant claquer vos dents, vous déchirez le monde.
Devoran la suave Asia, el África erizada.
Et l’Afrique ombrageuse et l’Orient si doux
Y como a nidos echan abajo nuestros pueblos.
S’écroulent sous vos coups.
El mar, un productor voraz, sólo es saliva.
Et comme un nid d’oiseau s’écroule le village.
Eructa la amarilla boca del capital
La mer, jusqu’au rivage,
en los agazapados países. Pegajosas
Est un crachat géant.
nubes de fetidez caen sobre nosotros.
On bâfre en produisant.
Y en la zona violenta de la ciudad, en donde
Bouche du capital, jaune, ouverte, ton souffle
muele el molar, en donde planea el aire férreo
Infecte
de las minas, en donde patalea la máquina,
L e petit pays qui se camoufle.
chasquea la polea, clama el listón y zumba
Un nuage nous couvre, Un nuage puant.
la cadena y chillidos trasformadores chupan

los pezones metálicos del dínamo, acá,
Dans le rêche quartier où mâche la molaire,
acá sobrevivimos. Y nuestra suerte está
Où des mines de fer nous vient le vent austère,
poblada de mujeres, niños y agitadores.
Où vibrant, bourdonnant, les maillons, les moteurs
¡Acá vivimos! Red convulsa nuestros nervios,
Répondent aux clameurs
en ella se debate el huidizo pasado.
De la planche encor fraîche,
El jornal —precio de la fuerza del trabajo—
Où d’une roue à l’autre, un long cuir claque et lèche,
maúlla en el bolsillo. Y así vamos a casa.
Où le transformateur que fait siffler la faim
Una hoja de diario sobre la mesa, y pan.
Prend de la dynamo le métallique sein,
Y en la hoja: que todos, que todos somos libres.
Nous vivons, enfants, femmes,
Perseguimos las chinches con el goce y la lámpara.
Agitateurs, main dans la main, mêlant nos flammes,
Nos creemos gran cosa con un cuarto de vino.
Liant notre destin.
Camarada y soplón cruzan por el silencio.

Un borracho tropieza. Un joven va al prostíbulo.
Nos nerfs sont des filets frémissants que dilatent
La noche, boca abajo, deja caer sus pechos
Les glissants poissons du passé qui s’y débattent.
con sarpullido, como una camisa sucia,
Prix du labeur, notre salaire maigrelet,
bajo el humo. Dormimos roncando, destrozados,
Quand nous rentrons, fait criailler notre gousset.
espalda contra espalda —pilas de leños huecos—,
Sur la table, une miche.
y el moho en la pared semiderruida marca
Et le journal qui triche.
las húmedas fronteras de nuestra triste patria.
Tu définis, papier journal, la liberté,
Pero —¡mis camaradas!— éstos son los peones
La nôtre, en vérité.
que en la lucha de clases se vistieron de acero.
Mieux vaut que tu te taises.
Y nosotros con ellos, cual chimeneas: ¡ved!
Ampoule et volupté chasseront les punaises.
Nos ocultamos, como perseguidos, por ellos.
Et pour nous honorer, notre vin frelaté.
¡Así está preparándose el mundo, a la cadena

de la historia montado, donde la clase obrera
Indic et camarade avancent en silence
clavará sobre todas las fábricas oscuras
Et l’ivrogne fléchit. Maison de tolérance.
la estrella, sí, la estrella, roja estrella del Hombre!*
On s’y traîne nombreux
*En las veladas obreras ilegales de los anos treinta y cuarenta, este verso se declamaba así: clavará la estrella roja del Hombre.
Dans la nuit à plat ventre au sein eczémateux
Qui, comme d’une chemise sale, dépasse…
De la fumée. Elle-même pleine de crasse.
Tous en tas, nous ronflons.
Tous en tas, nous dormons.
Mal! … Ainsi nous vivons. Sur le mur qui s’effrite
Apparaît la limite
Du pays. Il fait froid. Au logis, nous tremblons.

Mais telle est, compagnons, notre classe ouvrière
Qui, luttant pour ses droits, trempe son caractère!
Comme une cheminée, on se fait un devoir,
Pour qu’on puisse la voir,
De s’exposer pour elle. En lui restant fidèle,
On se cache pour elle
Comme un persécuté.
Par le rail de l’Histoire à tout instant porté,
Le monde ainsi se fait. Des ouvriers sans nombre
Mettront sur son usine sombre
L’étoile de fonte, avec fierté,
L’étoile de l’humanité.


添加译本