Al borde de la ciudadJamís, Fayad 译

Dans cette banlieue énormeMarcel Lallemand 译


Al borde de la ciudad, en donde vivo,
Dans cette banlieue énorme où je vis,
al derrumbarse los crepúsculos,
Quand croulent les crépuscules,
vuela el hollín en blandas alas
Ailes tournoyant de chauves-souris,
como murciélagos pequeños
Ailes douces qui circulent,
y se solidifica como el guano
Flot serré, se pose la suie,
fuerte y grueso.
Guano qui s’accumule.
Así se asienta en nuestras almas este tiempo.

Y como espesos trapos
Ainsi les temps noirs sur notre âme pèsent
de pesadas lluvias
Et, comme les lourdes pluies,
lavan el mellado techo de hojalata,
Loques d’eau roulant du ciel et lavant
en vano la tristeza borra de nuestro corazón
Les toits aux tôles pourries,
lo que está sobre él petrificado.
En vain la douleur lave en notre cœur
La sangre también puede lavarlo. Así somos.
La laideur déjà durcie.
Gente nueva, enjambre de otra especie.

Pronunciamos la palabra de otro modo, el pelo
Le sang lave aussi: voilà qui nous sommes!
se pega a nuestra cabeza de otro modo.
Peuple, espèce, neuve école.
Ni Dios ni la mente, sino
Et nous prononçons autrement les mots,
el carbón, el hierro y el petróleo,
Autrement nos cheveux collent.
la materia real nos ha creado
Ne nous ont créés ni dieux, ni raison,
echándonos hirvientes y violentos
Mais charbon, fer et pétrole.
en los moldes de esta

sociedad horrible,
De la société sans nom, sans pitié,
para afincarnos, por la humanidad,
Matière réelle et qui nous coula
en el eterno suelo.
Dans les moules durs, cruels,
Tras los sacerdotes, los soldados y los burgueses
Brûlants et universels,
al fin nos hemos vuelto fieles
Pour répondre au nom de l’humanité,
oidores de las leyes:
Sur notre sol éternel.
por eso el sentido de toda obra humana

zumba en nosotros
Après les soldats, prêtres et bourgeois;
como un violón.
Nous voilà nous, les fidèles,
Desde que se formó
Des tables des lois dépositaires;
el sistema solar,
Voilà pourquoi nous appelle
aunque es mucho el pasado
Le sens de chaque œuvre humaine qui chante
tantas gentes no nos han destruido, indestructibles:
En nous, comme un violoncelle.
armas y glorias, superstición y cólera

en nuestras moradas devastaron.
Depuis que naquit le monde solaire
El vencedor futuro
A travers tant de possibles,
jamás se vio humillado
Jamais, non, jamais, on ne voulut tant
como nos humillasteis
Détruire l’indestructible.
bajamos al suelo la mirada. El secreto
Choléra, famine, arme, fanatisme,
guardado en la tierra se abrió.
Tout fléau nous prit pour cible.
¡Mirad cómo se ha vuelto una fiera

la fiel máquina!
Jamais comme alors vainqueur futur
Frágiles pueblos crujen
Autant ne fut humilié
como el delgado hielo de un charco.
Que le fut chacun de nous par vous autres,
Cuando la fiera salta, el revoque de las ciudades
Sous le grand soleil irradié.
se desprende, y el cielo retumba.
Mais d’avoir baissé nos yeux vers la terre,
¿Quién doma —quizá el terrateniente—
Son secret s’est éveillé.
al perro salvaje del ovejero?

Su infancia es la nuestra. La máquina
Et voyez combien la bonne machine
se crió junto a nosotros.
Déjà s’est ensauvagée!
Es un manso animal. ¡Vamos, llamadla!
S’écrasent, sans nom, les petits villages
Nosotros conocemos su nombre.
Comme la glace brisée.
Y dentro de poco ya veremos
S’écroulent les murs et tonne le ciel
como todos os arrodilláis y le rezáis
Quand elle bondit, grisée.
a ella que no es más que vuestra propiedad.

Pero ella sólo lame
Qui l’arrêtera? Est-ce le seigneur
a aquel que le dio de comer en la mano.
Que le molosse transit?
Henos aquí, desconfiadamente unidos
Holà! Notre enfance est bien son enfance
los hijos de la materia.
Avec nous elle a grandi.
¡Levantad nuestro corazón! (Él pertenece
Bête douce? Certes… Appelez-la donc;
a aquel que lo levanta.)
Son nom, nous l’avons appris!
Tal fuerza sólo puede poseer

quien está lleno de nosotros.
Et nous vous voyons bientôt à genoux
¡Izad el corazón por encima de los talleres!
Avec votre âme avilie,
Un corazón tan grande y cubierto de hollín
Prêts à adorer, elle qui pourtant
sólo han visto aquellos que han mirado al sol
Est de votre droit pétrie.
asfixiándose en su propio humo, aquellos
Mais elle ne peut aimer et servir
que han escuchado palpitar
Que nous, qui l’avons nourrie.
las galerías profundas de la tierra.

¡Izad el corazón! Alrededor de esta tierra dividida,
Nous sommes là tous, soupçonneux, ensemble,
la empalizada llora, se marea y tropieza
Nous, enfants de la matière.
al soplo de nuestro aliento
Gonflez-nous d’esprit. Nos cœurs sont à qui
igual que cuando se desata la tormenta.
Nous fait l’âme plus altière.
¡Soplemos en ella, izad el corazón,
Celui, seul, sera gonflé de puissance
que humeé allá arriba!
Qu’emplira notre lumière.
Mientras llega la claridad,

nuestra capacidad maravillosa, el orden
Haut les cœurs, vous tous! Haut sur les usines!
con que la mente concibe
Seul, qui, parmi les sanies
la finita infinitud,
Des cités, vit un soleil se noyer,
las fuerzas de producción por fuera
Qui dans la mine en folie
y los instintos por dentro...
Sentit vibrer la terre, a ce cœur large,
Al borde de la ciudad chilla esta canción.
Large et barbouillé de suie.
El poeta, el pariente,

mira y mira cómo cae el hollín blando, espeso,
Debout, tous! Sur la terre partagée,
que cae y que cae
Que gémissent, que chancellent,
y se solidifica como el guano
Soufflés, culbutés, les murs, les clôtures,
fuerte y grueso.
Que notre ciel étincelle,
La palabra chirría en la boca del poeta,
Et tonne et gronde, en haut! Hardi! Hardi!
pero él, ingeniero
Que tout bouillonne et appelle!
de las maravillas de nuestro mundo,

penetra en el futuro consciente
Jusqu’à ce beau jour où sera limpide
y construye dentro de sí —como después vosotros
Le miracle en nous qui vainc,
afuera— la armonía.
Selon qui l’esprit décante et constate
L’infini fini, nos fins:
En dehors de nous, les forces qui créent,
Comme en dedans, les instincts.

Siffle notre chant au bord des banlieues.
Le poète, aux crépuscules,
Regarde comment se pose la suie,
Ailes douces qui circulent,
Comment doucement elle se dépose,
Guano qui s’accumule.

Poète – et le verbe à sa bouche bruit –
Technicien de la magie
Du monde: il voit dans le futur conscient,
Et en lui lie et délie,
Pour créer, ainsi que vous dans les choses,
Plus tard, un jour, l’harmonie.


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