Variations sur une ballade populaireGara László 译

Kőmíves Kelemen鲍拉日·贝洛


Voici douze maçons qui se mirent en route,
Ihol elindula tizenkét kőmíves,

Qui s'en furent ensemble au château de Déva,
Ugy menyen, ugy menyen Déva vára felé,

Se mirent à bâtir le grand fort de Déva.
Ők is rakni kezdik magos Déva várát,

Ce qui la nuit fut fait dans le jour s'écroula,
Akit éjjel raktak: az nappal leomlott,

Ce qui le jour fut fait dans la nuit s'écroula.
Akit nappal raktak: az éjjel lomlott.

Szóval eztet mondja Kelemen Kőmíves:
Et voici ce que dit Kelemen le maçon


Kinek hazahúz a szíve szerelemre,
Dont le cœur sans arrêt pleure vers sa maison,


Nem munkára vagyon gondja gondolatja.
Dont soucis et pensers sont loin de ce travail:


Akit éjjel rakunk: az nappal leomlik,
« Ce qui s'est fait la nuit s'écroule dans le jour,


Akit nappal rakunk: az éjjel leomlik.
« Ce qui s'est fait le jour s'écroule dans la nuit ».
Azt a törvényt tette Kelemen Kőmíves:

Or, voici le décret du maçon Kelemen:
Melyik felesége hamarább kihozza

«L'épouse qui viendra la première apporter
Az ebéd vékáját, kő közé rakassék.

«Le repas de midi sera céans murée,
Kő közé rakassék, ott megégettessék:

«Sera céans murée pour qu'elle y soit brûlée
Fölhőkig épüljön magos Déva vára.

Ihol elindula az ő felesége,
«Et le fort de Déva jusqu'au ciel va monter».


Az ebéd vékáját a fejire téve
Et voici que s'en vient sa femme vers Déva,


S a kicsi gyermekit a karjára véve.
Qui porte le repas de midi sur sa tête


Őtet is meglátta az ő kedves társa,
Et porte sur son bras son tout jeune bébé.


"Jó napot, jó napot, tizenkét kőmíves."
Son fidèle mari la regarde arriver,
"Istenem, Istenem, mi dolog lehessen,

L'entend dire: « Maçons, recevez mon salut ».
Háromszor köszönni, egyszer se fogadni?"

« Mais qu'est-ce qu'il y a, mon Dieu, qu'est-ce que c'est?
"Azt a törvényt tette a te kedves társad,

« Je vous salue trois fois et point ne répondez ».
Melyik felesége hamarább kihozza

- « Votre fidèle compagnon a décidé:
Az ebéd vékáját, kő közé rakassék..."

"Ha úgy megutáltad velem életed is,
«L'épouse qui viendra la première apporter


Nem bánom ha úgy is! Azért izentél rám,
Le repas de midi sera céans murée ».


Hamarább hozzam ki az ebéd vékáját?!"
- «Si vraiment tu as pris ton épouse en dégoût,


Ők is ott a vékát fejéről levették,
« Advienne que pourra. Est-ce donc pour cela


az ő kicsi fiát karjáról levették.
« Que tu m'as fait presser d'apporter le repas? »
Mikor térdig rakták, csak tréfára vette,

Les maçons prennent donc le repas de sa tête
Mikor övig rakták,bolondságra vette,

Et prennent de son bras son tout jeune bébé.
Mikor csecsig rakták, ő valóra vette.

Jusqu'aux genoux murée elle riait encore,
"Ne sírj, kicsi fiam! Vannak jó asszonyok,

Murée jusqu'à la hanche, était-ce encore un jeu?
Neked csecsit adnak, téged elrengetnek."

"Apám, édesapám! Hol van édesanyám?"
Emmurée jusqu'au sein, ce n'était pas un jeu:


"Ne sírj, fiam, ne sírj! mert hazajön este."
«Petit, ne pleure pas, il est de braves femmes


Östét is elvárta s nem volt édesanyja.
«Pour te donner le sein, pour te, bercer aussi ».


"Apám, édesapám! Hol van édesanyám?"
- «Père, père chéri, où donc est ma maman? »


"Fölhőkig fölépült magos Déva vára!"
- « Ne pleure pas, petit, ce soir die viendra ».

Il attendit le soir, sa mère ne vint pas.

- «Père, père chéri, où donc est ma maman? »

Le grand fort de Déva s'élève jusqu'au ciel.


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